Comité champion Au premier plan

Mandat

Préambule

Au premier plan : le Canada se mobilise contre le VIH/sida (2005-2010) est un plan directeur qui présente la réponse du Canada au VIH/sida. Il énonce une vision audacieuse de la position souhaitée du Canada dans la lutte contre le VIH/sida au cours des cinq prochaines années.

Vision d’Au premier plan

La fin de l’épidémie du VIH/sida est en vue.

Le Canada est un chef de file de la lutte contre le VIH/sida, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Les droits et la dignité des personnes atteintes du VIH ou des personnes à risque y sont reconnus, respectés et défendus. Ces personnes participent à l’élaboration de politiques et de programmes qui touchent leur vie. Elles ont accès à des services de grande qualité qui répondent à leurs besoins, et leur santé et bien-être s’en trouvent améliorés. Le racisme, la discrimination, la pauvreté et l’itinérance qui alimentent l’épidémie sont circonscrits ou éliminés.

Mission d’Au premier plan

  • Faire valoir les besoins et les droits des personnes atteintes du VIH/sida et des personnes à risque.
  • Travailler ensemble dans le but d’apporter une réponse efficace et de mener la lutte contre le VIH/sida tant sur le plan national que mondial.
  • Agir vigoureusement et stratégiquement pour mettre un terme à l’épidémie du VIH/sida.

Élaboration d’Au premier plan

Au premier plan découle de grandes réunions consultatives auxquelles ont pris part des centaines de représentants de nombreux secteurs participant à la lutte du Canada contre le VIH/sida, notamment des ministères fédéraux et provinciaux, des organisations communautaires, des chercheurs, des personnes atteintes du VIH/sida et de nombreux autres intéressés. Les participants aux réunions ont demandé l’établissement d’un plan multisectoriel quinquennal pour l’ensemble du Canada.

Une première ébauche a fait l’objet de vastes consultations pancanadiennes en 2003-2004. Les participants venaient de nombreux secteurs d’intervention dans le domaine du VIH/sida au Canada, notamment les secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, les populations vulnérables et les personnes atteintes du VIH/sida.

La version définitive du document, intitulée Au premier plan : le Canada se mobilise contre le VIH/sida (2005-2010), énonce pour la première fois au pays les mesures qu’il faut prendre sur plusieurs fronts si nous voulons mettre fin un jour à la pandémie de VIH/sida. Comme Au premier plan a été créé et mis au point de manière multisectorielle, il faut un groupe multisectoriel pour en favoriser et en assurer la diffusion et l’utilisation à l’échelle du pays, et participer à l’élaboration d’une nouvelle version qui doit être publiée en 2010.

Mandat du Comité champion Au Premier plan

Se faire le champion de la promotion d'Au premier plan partout au Canada, afin que celui-ci puisse influencer et guider les différents acteurs de la lutte contre l'épidémie en vue d’améliorer la qualité de vie des personnes à risque et de celles atteintes du VIH/Sida au Canada.

Rôles et responsabilités

Le succès d'Au premier plan dépendra des partenariats volontaires nationaux. Ainsi, la direction et la surveillance du plan sont des responsabilités que tous les partenaires doivent se partager. Notre façon de collaborer, de surveiller nos progrès, de tirer des leçons de nos expériences et de préciser nos stratégies nous aidera à déterminer notre capacité d’atteindre notre vision et nos objectifs communs.

I- Renforcement de l’engagement
  • Établir des processus et des modes d’utilisation d’Au premier plan.
  • Trouver des stratégies pour établir des liens entres les gens et les principes, les résultats et les moyens d’action formulés dans Au premier plan.
  • Cerner les partenaires qui devraient faire partie de la réponse collective et chercher à obtenir leur engagement de participer.
  • Encourager chaque partenaire à définir ses rôles et ses responsabilités dans la mise en œuvre d’Au premier plan en fonction de sa mission, de ses compétences et de ses ressources (c.-à-d. de quelle façon chaque organisation peut contribuer à l’effort collectif).
  • Demander à chaque partenaire de déterminer les mesures qu’il prendra au cours des cinq prochaines années pour mettre en œuvre Au premier plan.
II- Promotion de l’utilisation d’Au premier plan
  • Élaborer et distribuer un plan et du matériel de communication pour promouvoir Au premier plan.
  • Tous les ans, à l’occasion de la Journée mondiale du sida, faire une déclaration sur les progrès accomplis.
III- Pertinence constante d’Au premier plan
  • Définir les mesures dont nous nous servirons pour évaluer l’utilisation continue du document et son intérêt pour les partenaires.
  • Utiliser l’information de suivi pour élaborer des rapports, échanger des stratégies efficaces et déterminer s’il faut de nouveaux résultats ou de nouvelles mesures et intégrer cette information à la prochaine version d’Au premier plan afin de tenir compte de l’évolution des besoins et des connaissances.
  • Agir comme champion d’un processus visant à élaborer une nouvelle version qui sera publiée en 2010.

Composition

I- Nombre de membres
Le Comité champion est formé de 8 à 10 membres, y compris un représentant du Comité consultatif fédéral-provincial-territorial sur le sida et un représentant du gouvernement fédéral.

II- Critères d’admissibilité
Les membres doivent être prêts à défendre les approches et les valeurs énoncées dans Au premier plan.

Dans l’ensemble, les membres doivent représenter un large éventail de connaissances spécialisées, d’expériences et de perspectives liées à l’épidémie du VIH/sida et à l’intervention du Canada. De plus, le Comité champion doit inclure des personnes atteintes du VIH/sida ou particulièrement à risque d’être infectées.

III- Coprésidents
Le Comité champion a deux coprésidents.

IV- Groupes de travail spéciaux
Le Comité champion peut, au besoin, mettre sur pied des groupes de travail spéciaux qui se réunissent plus souvent pour faire avancer des projets pressants du Comité champion. Les groupes de travail peuvent, s’il y a lieu, comprendre des experts de l’extérieur.

V- Prise de décisions
Le Comité champion prend ses décisions par consensus. Si des membres ne sont pas tout à fait favorables à une décision, ils doivent indiquer s’ils sont capables de s’en accommoder. Les membres peuvent exprimer leur désaccord sur une position prise par le Comité champion Au premier plan et choisir de ne pas participer à des initiatives particulières du Comité, après avoir fait connaître clairement et respectueusement leur position par écrit.

Durée du mandat

Un mandat complet est de deux ans. En règle générale, le processus de mise en candidature est lancé tous les deux ans. Les membres peuvent demander le renouvellement de leur mandat, mais ils doivent alors passer par le processus de mise en candidature.

Le Comité examine et confirme annuellement sa composition pour veiller au respect de son mandat et encourager une participation diversifiée et le renouveau du groupe.

Processus de mise en candidature

Le processus de mise en candidature est lancé tous les deux ans. Le Secrétariat sollicite des déclarations d’intérêt à l’échelle du pays. Les personnes intéressées doivent présenter cette déclaration, de même que deux lettres de recommandation et un curriculum vitæ à jour. Le Secrétariat coordonne la sélection des nouveaux membres avec un comité spécial d’examen par les pairs, en fonction de critères de sélection spécifiques, notamment le principe d’une plus grande participation des personnes atteintes du VIH/sida ou autrement touchées par le VIH/sida.

Réunions

Les membres du Comité champion se réunissent en personne au moins deux fois par année, et participent, entre temps, à au moins trois téléconférences. Les coprésidents peuvent convoquer les membres à d’autres réunions en personne ou par téléconférence. Il y a quorum lorsque 50 % des membres plus un sont présents.

Soutien de secrétariat

La Division des politiques, de la coordination et des programmes sur le VIH/sida de l’Agence de santé publique du Canada assume les fonctions de secrétariat et de coordination. De plus, elle paie les coûts de participation des membres aux réunions du Comité champion (p. ex. coûts du voyage, de l’hébergement, des repas, des salles de réunion, de l’accueil et de la téléconférence). Le Comité examine la possibilité d’obtenir d’autres sources de financement et des appuis non financiers pour soutenir ses activités.